L’Inde est un pays étonnant et paradoxal à l’extrême qui dans un lointain passé a expérimenté une multitude de formes politiques et spirituelles. Ils ont eu des grands hommes d’Etats, de Savants, de Rois. Elle a été colonisé mainte fois. Parmi ces illustres personnages, l’Inde a choisi de venerer avec une passion profonde les Rishis “les mystiques” qui selon elles sont les plus nobles representants de l’humanité.
Les Indiens ont un grand respect pour les mystiques de toutes religions qui ont atteint ‘l’Eveil’ ou l’Ame suprême de la connaissance. Ceux ci, remplis de sagesse ont trouvée l’union avec leur âme, en parfaite harmonie avec le moi intérieur, et se sont libérés de tout désir égoïste. Ces grands hommes pratiquent l’ascétisme dans la solitude des grottes ,des fôrets...
On les appelles les Mahatmas : Les hommes à grande Ame .( R.Tagore).
Dans l’univers en expansion et en évolution, l ’homme, plus que tout et pour cause est poussé, soit à évoluer vers des niveaux, de plus en plus élevés de sa conscience, soit à perpétuer dans son inertie et sa négativité.
Le Soufisme (Al-Tasawwuf) est dans le monde sans être du monde, bien qu’enraciné dans une tradition millénaire, maillon d’une chaîne qui appartient à son temps et le devance bien souvent, appelé aussi la voie de l’amour, voyage qui doit faire “réaliser” Dieu à travers les mystéres du coeur. On les appelle les amoureux de Dieu .
L’originalité du soufisme réside dans le fait que sa doctrine est essentiellement l’expression d’une expérience vécue : celle de l’initiation spirituelle.
L’Islam comme beaucoup d’autres religions, possède en effet un aspect extérieur et un aspect intérieur.
L’aspect extérieur est celui de la Loi révélée : la Sharia qui s’occupe de l’observance des rites et des actes de dévotion. L’aspect intérieur existe à travers le Soufisme (al-Tasawwuf) dont le but est de purifier son coeur afin de permettre à celui qui la pratique de se confondre avec Dieu. L’aspect externe et interne ne peut être séparé.
Le soufisme est un mode de vie. Ses méthode ont pour objectif de parfaire l’homme ou la femme par un long apprentissage, mais la différence entre cet enseignement et d’autre systèmes spirituels tient à ce que cet apprentissage doit ce faire dans le monde.
Les soufis prônent l’égalité des sexes, affirment que l’amour sous tend toutes relation humaine et que personne ne peut se rendre maître de la conscience d’autrui.
La compréhension n’est pas standardisée, elle ne vient pas à chaque personne de la même façon, en même temps
et par la même formule. (Idriss Shah)
Tous les musulmans croient en l’Unité telle qu’exprime par le coran, mais ce qui distingue le soufi du croyant ordinaire, c’est qu’il cherche à se libérer du mode de la multiplicité dans l’immédiat. Le soufisme vise en effet à l’essence de la loi, mais en même temps la dépasse.
“Il a son but en lui- même en ce sens qu’il peut donner accés à la connaissance immédiate de l’Eternel “. (Titus Burckard)
Le soufisme est une école pas un culte, qui opére en dehors de tout conditionnement. Le but : percevoir le Réel et accomplir toute l’humanité de l’homme.
L’Islam est en effet la religion de l’Unité et ne conçoit pas l’existence humaine et l’Existence divine, comme deux entités distinctes. Le but du soufisme est d’unir l’homme à Dieu.
Sous sa poussée, rites et formules s’éclairent d’un sens insolite, et la lettre des textes découvre un enseignement caché, il libére la méditation, la danse, l’amour, l’extase. Il fraye une voie à l’irruption du Divin. Il pénètre toutes les traditions et fait exploser leur cadre rigide.
C’est la foi vécue jusqu’aux extrémités de l’intelligence et de l’irrationnel, c’est l’élan de l’amour jusqu’à la folie de l’extrême renoncement et du martyre, c’est le désir irrépréssible, et généralement détourné, de réaliser :
L’homme en Dieu et Dieu en l’homme.
En arabe,’Suf’signifie la laine et les Soufis étaient des ascètes qui portaient des vêtements en laine, avec leur esprit de renonciation, ces hommes de piété extrême fuyaient tout confort et s’écartaient des riches et puissants.
- Urs :fête anniversaire d’un saint soufi en Inde. Ces célèbrations rassemblent parfois plusieurs milliers de fidèles pendant plusieurs jours. Les membres des confréries sont présents, de même qu’ une foule de sympathisants.
- Tekké ou Dargah, dans lequels se reposent les fondateurs des confréries. Les fidèles dans leur ensemble se pressent autour d’eux dans l’espoir d’obtenir l’intercession du saint. Mais les soufis attendent plus particulierement que le saint les soutiennent et les guides dans leur cheminement mystiques .
-Le mysticisme n’est rien, mais c’est purifier le coeur des impuretés. (Abl-Kader Guilâni)
Le Prophète de l'Islam (sav) est considéré comme le guide spirituel, le maître des maîtres dans la voie de l'ascèse. Les soufis voient en lui le saint idéal du point de vue de toute aspect spirituel. De tels attitudes mystiques similaires ont été prêchées par les quatre Califes. Le premier et le quatrième Calife, respectivement Abû- Baker (ra) et Ali (ra) étaient les pionniers de la connaissance mystique. |
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